Plume Magazine 53

Plume N° 53
Juin - Juillet - Août 2010




Edito

C’est sous le signe du voyage, et plus précisément des voyages, que se place ce numéro d’été. Voyages dans l’espace, mais aussi dans le temps, voyages intérieurs, découvertes d’horizons lointains, rêves d’un moment ou d’une vie. Voici dans l’ensemble ce que nous vous proposons de parcourir dans cette nouvelle édition de Plume. Avec tout d’abord cette formidable épopée des écrivains-voyageurs qui, depuis le début du XIXe siècle, ne cessent de sillonner le monde depuis Chateaubriand : Dominique Marny est partie sur leurs traces exhumant leurs savoureux récits. Le voyage peut également débuter à la lecture d’un livre ; c’est tout le sens de Paris en toutes lettres dont Plume et le Musée des lettres et manuscrits sont encore partenaires cette année. Faire découvrir le riche et vibrant patrimoine littéraire de la capitale, telle est la mission de ce festival  orchestré par Olivier Chaudenson qui nous dit tout sur cet événement majeur dans les pages qui suivent.

Il n’est nullement indispensable de partir pour savourer l’exotisme des lointaines contrées comme nous le montre l’exposition Exotiques expositions, résumé en images et documents des différentes expositions universelles organisées à Paris depuis le milieu du XIXe siècle. L’amour n’est-il pas le plus beau des voyages ? À lire la lettre enflammée de Camille Desmoulins à son premier amour ou celle de Romain Gary à Christel Kryland, dans la rubrique « Collections privées », on peut en être assurément convaincu. C’est à un voyage à la fois dans l’espace et dans l’histoire que nous convie Valère-Marie Marchand en nous emmenant à Chypre, l’île aux sept écritures, à la rencontre du professeur Yves Duhoux, spécialiste en épigraphie grecque, en langues et écritures de la Grèce préhellénique.

Le musée Plantin-Moretus à Anvers est une autre invitation au voyage : celui-ci nous conduit dans un important atelier d’imprimeur du XVIe siècle, âge d’or de cette technique, considérée alors comme un art. Mark Twain, « le gavroche » du Mississippi, le père de Tom Sawyer, est une grande figure de la littérature américaine : l’analyse de son écriture nous en dit long sur cet auteur de romans d’aventure, fin observateur de l’Amérique de son époque. L’art est une autre manière de voyager : celui de Gérard Garouste en est une parfaite démonstration. L’artiste revisite les grands chefs-d’œuvre de la littérature mondiale comme La Divine comédie de Dante, le Gargantua de Rabelais ou le Don Quichotte de Cervantès… et aujourd’hui le Faust de Goethe. Direction… « L’art de la lettre » ! Enfin, le voyage prend souvent fin, tout du moins pour les écrivains, dans une maison. Celle de Jacques Prévert, à Omonville-la-Petite dans le Cotentin, fut sa dernière demeure. Suivez le guide ! Bien d’autres aventures vous attendent dans ces pages… et vous inciteront peut-être à partir, vous aussi, pour d’autres horizons. Bel été !


Pascal Fulacher - Rédacteur en chef

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