Renaissance de Barbey d’Aurevilly
« Je suis réellement né le jour des morts,à deux heures du matin, par un temps du diable.» Le 2 novembre 1808, à Saint-Sauveur-le-Vicomte (Cotentin), naissait Jules Amédée Barbey, dont nous célébrons cette année le bicentenaire de la naissance. Enfant nourri d’histoires effroyables, provocateur impénitent, monarchiste catholique, dandy aux cheveux ondulés au fer à friser, vêtu d’une redingote à brandebourgs, il devient journaliste et critique impitoyable, avant d’exercer son génie littéraire dans des romans et nouvelles obscurs.
Pourtant, ni Les Diaboliques (1874), son best-seller, ni son style impeccable ou sa puissante imagination ne réussirent à l’ériger au panthéon des grands écrivains de son temps. Mais cette année, Barbey renaît de ses cendres. Aux vues des manifestations prévues, principalement dans son fief, l’objectif du « Comité du bicentenaire de la naissance de Jules Barbey d’Aurevilly », semble bel et bien de remédier à la négligence dont l’écrivain a été victime : inscription au calendrier des célébrations nationales, expositions, soirées de lecture avec Anouck Aimé, spectacles, projections de films, visites nocturnes théâtralisées, salons du livre, concert, et colloque organisé par l’université de Caen du 16 au 18 octobre. À noter également : une nouvelle biographie par Michel Lécureur – tentative bienvenue d’extraire la vérité du magma transmis depuis deux siècles - et l’émission d’enveloppes et timbres commémoratifs par la Poste. Enfin, pour graver à jamais cette année dans le bronze, l’artiste Avigdor Arikha a créé une médaille à l’effigie de l’écrivain, réalisée par la Monnaie de Paris à 300 exemplaires, et portant la mention « Bicentenaire de la naissance de Jules Barbey d’Aurevilly 1808-2008 ».
Retrouvez le programme des manifestations sur le site du musée Barbey d’Aurevilly : www.museebarbeydaurevilly.over-blog.com, et au 01 33 41 65 18.
Cécile Enjelvin